01 avril 2008

Un gros manque de chance? Rencontre avec Mister Romero et Mister Dujardin.. Mais pas de Wes!

Et voilà, la SNCF m'a fait mentir... Mais voici tout de même les coulisses d'une journée cinéma bien remplie!

C'était une semaine étrange. Ballade à Paris mardi, retour à Lille dans la journée, pour mieux repartir à Bordeaux, voir Wes Anderson, ça vous le saviez... Sauf que... C'était sans compter sur une jolie grève SNCF, donc, pas de promenade bordelaise!

Mais ce n'est pas pour autant que je n'ai rien à vous raconter cher amis et amies lecteurs et lectrices.

Je m'en vais vous raconter en avant-première ma journée de mardi, autour de l'équipe de Ca$h, et du grand George A. Romero. Mardi matin donc, projection de Ca$h. C'est l'un de ces films dont on parle depuis très longtemps, avec notre vedette nationale : Jean Dujardin. L'histoire c'est celle d'un arnaqueur qui se fait arnaquer, avec des flics pour compliquer le tout. C'est un scénario à tiroirs multiples (un peu genre meuble d'apothicaire), pour un film qui vise très haut, du côté Rat Pack ou, version plus moderne, Ocean's 11, 12 & 13.

Pour la critique, vous attendrez la sortie (en avril). Par contre je sais que vous êtes friands de coulisses alors voilà...

La rencontre ensuite s'est faite au Fouquet's (eh oui, c'est un peu une cantine pour les stars, et donc les journalistes s'y retrouvent régulièrement). La vingtaine de journalistes présentes s'est regroupée, par affinités, autour de trois tables, avec pour ordre de laisser deux chaises vides. Deux chaises qui accueilleraient par la suite les illustres comédiens. Au programme: Jean Dujardin, bien sûr, accompagné pour l'occasion de Valeria Golino, Alice Taglioni et Jean Reno et Eric Besnard, réalisateur et scénariste. Entrée, plat, dessert, les duos tournent avec les serveurs, un exercice étrange, mais on s'y habitue. Jean Dujardin nous raconte qu'il est déjà en mode "Hubert Bonisseur de la Bath", son personnage d'OSS 117 qu'il s'apprète à reprendre le lendemain à Rio pour la suite. "Encore plus drôle, et politiquement incorrect", voilà qui fait envie. Toujours agréable et gentil, il répond à tout, et vérifie que Valeria Golino a, elle aussi, le temps de parler. Arrivent ensuite Jean Reno et Alice Taglioni, des amis depuis que Jocelyn Quivrin ( l'amoureux d'Alice) a tourné l'Empire des Loups avec Jean. A quoi ça ressemble une super star internationale? A un acteur sympa, abordable, et qui n'a pas peur de dire ce qu'il pense, et balance même! A lire, bientôt, à entendre, dès que le blog pourra accueillir du son. Dernier arrivé Eric Besnard, qui n'a pas l'air de réaliser tout à fait. C'est qu'il enchaîne la promo du "Nouveau Protocole", qu'il a scénarisé, et celle de Ca$h, sans oublier l'anticipation sur le prochain film de Mathieu Kassovitz, qu'il a scénarisé aussi. Quel boulot!

Sitôt les questions posées, hop, retour dans une salle de projection sur les champs pour une toute autre ambiance: Diary of the Dead, dernière réalisation du maitre es-zombies: George A. Romero. C'est sanglant, et c'est, comme d'habitude, remarquable. C'est un style, c'est sûr, mais c'est aussi un genre beaucoup plus libre que ce que le cinéma hollywoodien nous sert généralement, dans lequel on trouve beaucoup de questionnements et d'intelligence. Eh oui, comme quoi l'éclectisme est presque une obligation au cinéma!

Donc un film drôle et intelligent, ce n'est pas à négliger.

Rendez-vous était ensuite donné à l'hôtel Lancaster, dans une suite au 4e étage, pour rencontre le master of horror. George Romero n'est pas tout jeune, mais quand il parle ses yeux pétillent, et il le fait avec une intelligence et une ironie féroce. La fréquentation des zombies est donc source de jeunesse et de talent, qu'on se le dise. Petit retour, autour du film, sur les zombies, la censure, la frilosité du cinéma actuellement, et les médias... A lire bientôt!

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