01 avril 2008

12 millions d'entrées, il n'y a pas que l'image de la région qui en profite...

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Le porte-monnaie aussi. Allez, je ne vous ferais pas l'affront de vous rappeler les scores du film de Dany Boon, le raz-de-marée de la fête du cinéma, les français qui tout d'un coup se disent qu'au nord de Paris il n'y a peut-être pas que la banquise... Mais voici des fragments d'un communiqué émanant de la Région, reçu par les rédactions, qui devrait mettre définitivement un terme à toute polémique...

Communiqué de presse du 18 mars 2008

« Bienvenue chez les Ch’tis » : un bonus pour la région

Le succès de « Bienvenue chez les Ch’tis » continue de mobiliser l’espace médiatique dans les médias régionaux, nationaux et internationaux : en mars, The Guardian consacrait quelques paragraphes à ce film en route pour afficher une belle brochette de records en tous genres. Les reportages régionaux se multiplient dans les hebdos, les mensuels. Les studios américains apportent une attention toute particulière à cette comédie réalisée par Dany Boon à laquelle la Région Nord - Pas de Calais et son Président Daniel PERCHERON ont apporté leur soutien. Le film sera présenté au COL COA Film Festival de Los Angeles en avril prochain.

Il est aujourd’hui évident que la subvention accordée par le CRRAV sera largement compensée par les recettes de « Bienvenue chez les Ch’tis » dès la fin de cette année. La somme qui sera ainsi reversée au CRRAV sera évidemment estimée en fonction des entrées générées par « Bienvenue chez les Ch’tis ». Une excellente opération, certes, pour l’auteur Dany Boon, pour la région et ses habitants, pour l’Institution Régionale. Une première estimation des recettes, sur la base de 10 millions d’entrées, annonce entre 900 000 et 1 million d’euros.

Au-delà de « Bienvenue chez les Ch’tis », le Nord - Pas de Calais s’est imposé, en quatre ans, comme une des régions qui compte dans les mondes du cinéma et de la télévision. En dehors des prix remportés à Paris, Cannes, La Rochelle et Los Angeles, les films tournés en région ont eu un impact très positif sur l’emploi régional. En quatre ans, les retombées économiques des tournages des films cofinancés par le CRRAV sont passées de 4 à 12 millions d’euros. En 2007, les recettes générées par les films soutenus par le CRRAV avaient atteint près de 100 000 euros, réinvestis essentiellement dans l’écriture et le développement de documentaires et d’œuvres de fiction.

Lors du premier trimestre 2008, six longs métrages et téléfilms seront tournés dans la région. Xavier Giannoli, réalisateur de « Je suis parti de rien », a ouvert le bal à Cambrai, suivi par « Hadewjich » de Bruno Dumont au Mont des Cats. Philippe Lioret et Diego Martinez-Vignatti ont commencé leur tournage la semaine dernière, à Calais pour « Welcome » et à Wimereux pour « La chanteuse de tango ». Parallèlement, « A corps perdu » de Alain Brunard (France 3), et « Am stram gram » de Stéphane Kappes (France 2) ont choisi comme décor la métropole lilloise et les Sept Vallées. Ces six films devraient induire 6,2 millions d’euros de retombées économiques.


Voilà qui devrait faire taire les mauvaises langues. Pour ce qui est des retombées non-économiques il faudra attendre les vacances pour voir si les "sudistes" se mettent, effectivement, à monter dans le grand nord en camping-car... Ce qui est sûr c'est que ceux d'entre nous qui bougent se voient souvent appelés "biloutes", et que nos prochains invités risquent d'être étonnés si au petit-déjeuner on ne leur sert pas de maroilles dans la chicorée! Et puis avouons que nous attendons tous avec impatience les premières réactions américaines, en avril donc, feront-ils la différence entre l'accent "avé l'assent", et ceux qui parlent "com' chô"? L'idée d'un remake semble quand même plus plausible. A suivre donc (comme si vous aviez le choix!)

Horton... Interview bonus

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Je sais, je sais, je vous ai manqué... Mais sachez que je n'ai pas chômé, et que je pense à vous! Voilà d'ailleurs une petite interview sympa comme tout, autour d' Horton, petit bijou d'animation! Je vous présente Katie, interviewée par Cinco Paul et Ken Daurio.

Vous volez vraiment la vedette aux autres acteurs dans ce film. Est-ce que c’était amusant d’être sur un tournage avec des personnages hors normes comme Horton ?
J’ai avalé un insecte.

Qu’est-ce qui vous a inspiré pour ce rôle ?
Le jeu d’acteur du fabuleux Pikachu. Le film « Pokemon : la fête de Pikachu » a été particulièrement instructif.

Quelle est votre couleur préférée?
L’Air

Kermit la Grenouille se plaignait souvent en ces termes: “Ce n’est pas facile d’être vert ». Est-ce facile d’être jaune ?
J’ai avalé un insecte.

Est-ce que Horton est un bon professeur et si oui en quoi? Aspirez-vous à enseigner aussi un jour ?
Horton est le meilleur des professeurs parce qu’il m’encourage à rester moi-même et pas quelqu’un d’autre qui serait un peu comme moi mais qui n’est pas vraiment moi. Moi moi moi moi Ahhhhh.

Racontez-nous un peu la vie de tous les jours dans la jungle de Nool?
Trop de troncs d’arbres.

Quelle est votre matière préférée à l’école?
“Comment ne pas se faire dévorer”

Que voulez-vous faire quand vous serez grande?
Poney!

Maintenant que vous avez découvert le monde de Zouville, faites-vous plus attention à là où vous mettez les pieds et à ce que vous avalez?
Oui. C’est pour ça que j’apprends la lévitation.

Attention, spoiler !


A la fin du film, vous vous envolez dans les airs. Où allez-vous ?

Je rentre à la maison. Ahhhhhhhh

Ce fut un long week-end, et un beau début de semaine...

Chers lecteurs, mes excuses, je n'ai pas été régulière dans mes billets... Mais il fallait vraiment que je vous parle de Ben X...

Excuses acceptées? Alors, maintenant, il faut que je vous parle de Ben X, un film de Nic Balthasar. Ancien critique de cinéma le monsieur, originaire de Gand, signe là un film plus qu'intéressant. Il est venu nous en parler mercredi, jour de la sortie en salles de son œuvre.

L'histoire c'est celle de Ben, jeune homme "différent" qui tente de s'adapter dans un monde qui ne l'accepte pas. Heureusement, il a un autre monde, à lui, un monde qui l'accepte et l'écoute: celui d'Archlord, jeu vidéo du type "MMORPG", où les joueurs se retrouvent dans un univers, en ligne, avec la planète entière. Et Ben a bien besoin de ce deuxième monde, dans le premier on le harcèle véritablement.

C'est une histoire tristement commune et vraie, puisqu'inspirée par un fait divers gantois. Nic Balthasar en avait déjà fait un livre court "pour les ados qui ne lisent pas", une pièce de théâtre, et passe donc à l'image cinéma. Il le fait avec l'art et la manière. Il ne prend pas de gants, mais épure les situations sans tomber dans le "chiant" (le mot n'est pas de moi mais de lui). Ben X est un véritable drame en 3 actes au dénouement surprenant, élégant sur le fond et dans les formes. Mêlant jeux vidéos, caméra subjective et média divers, une bande son définitivement rock, allant jusqu'à Sigur Ross, le film devrait plaire aux plus jeunes comme aux plus âgés. Il devrait aussi délier les langues, ce que le réalisateur espère bien.

Dépêchez vous donc d'aller le voir, c'est, malgré tout, un "petit film", sorti dans la métropole lilloise sur les écrans Art et Essai, et en ce moment c'est difficile de résister dans ces conditions, même si on a, comme Ben X, déjà connu un succès belge conséquent, et une ovation au festival du film de Montréal!

Bye bye Mister Minghella

Voici la dépêche reçue par les agences...

Mort du réalisateur du «Patient anglais», Anthony Minghella (agent)

Le réalisateur britannique Anthony Minghella, récompensé par neuf Oscars pour le film «Le patient anglais», est mort à l'âge de 54 ans, a-t-on appris mardi auprès de son agent. Les causes de sa mort n'ont pas été immédiatement précisées. Outre le «Patient anglais», Anthony Minghella a réalisé d'autres succès mondiaux parmi lesquels «Le talentueux M. Ripley» (1999) ou «Retour à Cold Mountain» (2003). Réalisateur, écrivain et dramaturge, Minghella avait connu le succès dès son premier long-métrage, «Truly, Madly, Deeply» en 1991. Mais c'est le «Patient anglais», une fresque romanesque avec l'actrice française Juliette Binoche, qui consacrera sa carrière et lui vaudra une moisson de neuf Oscars à Hollywood, dont celui de meilleur réalisateur, en 1997.

Minghella a également travaillé pour la télévision où il participe à l'écriture de la célèbre série policière «Inspecteur Morse» et est l'auteur des neuf téléfilms de la série «The Storyteller» (Le Conteur) qui a récolté un Emmy américain, un Bafta britannique, et la médaille d'or du Festival International du film et de télévision de New York.

En 2007, il avait tourné au Botswana une adaptation des romans à succès du Britannique Alexander McCall Smith, contant les aventures d'une patronne d'agence de détectives privées. Le pilote de cette série doit être diffusé à Pâques sur la chaîne BBC One, a précisé la télévision britannique.

Fils de vendeurs de glaces d'origine italienne installés sur l'île de Wight (sud de l'Angleterre), Anthony Minghella avait renoncé à prendre la succession de ses parents, préférant continuer ses études. Il a enseigné le théâtre jusqu'au début des années 80 à l'université de Hull, dans l'est de l'Angleterre, avant de se lancer dans sa carrière de dramaturge et de cinéaste.

Il était depuis 2003 le président de l'Institut du film britannique.