08 juillet 2008

Cannes, jour 10 : Aïïe

Par Fadette, vendredi 23 mai 2008 à 17:52
Quand les journalistes et les festivaliers ont mal au crâne, il est temps de terminer le festival!

Mais ils ont décidé de nous donner mal à la tête ou quoi? On avait déjà le moral à zéro, la faute aux films de la sélection (ben oui, des films politiques et qui finissent mal en général, sauf Desplechin, vive les roubaisiens), voilà qu'en plus on veut nous donner mal au crâne.

Le film d'hier soir c'est Il Divo, de Paolo Sorrentino. Un film qui démarre plutôt bien, sur les chapeaux de roues, et qui a pour sujet un homme politique italien, Giulio Andreotti. Format rock, musique décalée, ça part bien. Enfin, il y a tout de même un lexique dès le départ, donc on se dit qu'on va apprendre des choses! Et on en apprend, peut-être un peu trop tout de même. D'où le mal de crâne. Comme on ne comprend pas tout (je sais, je suis blonde, mais quand même), on finit par décrocher, et s'agacer devant les partis-pris esthétiques qui tournent du coup au procédé.

Procédé encore ce matin avec Synecdoche, New York, de Charlie Kaufman. On attendait le scénariste de Eternal Sunshine of the Spotless Mind avec impatience pour son premier film en tant que réalisateur. On a bien fait de l'attendre, mais il valait mieux, dans l'attente, avoir dévalisé une pharmacie. Aie, la prise de tête. L'histoire c'est celle d'un metteur en scène à succès dont la vie s'écroule d'un coup. Réaction? Il tente de reconstruire sa vie sur scène, embauchant des doubles pour tous ses proches, voire des doubles de doubles. Et je vous assure que quand le double du double du double arrive, quelque part, on ne comprend plus. Surtout quand tous les plans de réalité se mélangent! Prise de tête garantie, même si le film est plutôt agréable, avec de très jolies idées, très poétiques... Rageant. Mais prometteur!

Ce billet ne sera pas très long, mais j'ai une bonne raison, ce soir, je monte les marches! Eh oui, en tenue de soirée et... strapping de chevilles. N'y voyez aucun rapport avec la « prise de tête », mais moi c'est la cheville qui a lâché ce matin. N'importe, ce soir, c'est la fête, et je promets de tout vous raconter!

J'oubliais... La phrase du jour c'est celle confiée hier par un collègue danois pendant que nous attendions pour voir Il Divo: « time is too short for french movies »... C'est dire s'ils nous aiment.



Commentaires

1. Le vendredi 23 mai 2008 à 18:08, par missa

on veut pas que tu racontes, on veut les photos!!!

2. Le samedi 24 mai 2008 à 10:27, par manulelillois

Il Divo ??? C'est pas un groupe de chanteurs-ténor, ça ? Alors comme ça, Fadette, les chevilles gonflent, tu perds le Nord ou quoi ? Reviens, les glaçons sont prêts et la fête à Dany s'annonce horripilante !

Pour le palmarès, ce sera tout blanc ou tout noir, avec Sean Penn. J'espère qu'il ne sera pas politique, consensuel et que seul comptera la magie et la plaisir des films. Ok, c'est pas du Sophie Marceau. Je rest sobre...

3. Le samedi 24 mai 2008 à 16:41, par Fadette

horripilante? voilà qui détonne des échos généraux.. mais bon, je reviens vite, c'est promis, en pleine forme, mes chevilles ne gonflent pas, elles sont trop fragiles, na!
4. Le samedi 24 mai 2008 à 17:41, par scd

Il est vraiment super ce film !! bravo à toi :p

5. Le mardi 27 mai 2008 à 10:31, par manulelillois

Horripilante ou horripliante... Horripiler dans les sens d'impatienter jusqu'à s'énerver ! Je suis très impatient dans mon genre.

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