08 juillet 2008

Cannes, jour 4 (samedi 17)

Par Fadette, samedi 17 mai 2008 à 11:08

jour 4, plus ou moins en forme, plus ou moins réveillée

Il faut que je vous raconte l'ambiance cannoise avant la projection d'un Woody Allen... Hier soir avaient lieu les deux projections presse de Vicky, Cristina, Barcelona, dernière livraison du réalisateur de Celebrity et autres Hollywood Ending. Une projection très courue, à en juger par la file de prétendants aux sièges qui s'alignait sur le trottoir dès une heure avant la séance! J'ai une bonne excuse pour ne pas les avoir rejoints immédiatement, il fallait que je vous écrive.

Me voilà pourtant prête une demi-heure plus tard, à aller piétiner pour espérer de voir Penelope Cruz et Scarlett Johansson se partager plus ou moins bien les faveurs de Javier Bardem. Et oui car le nouvel opus de master Allen, c'est une comédie légère de mœurs, avec un bon nombre de fantasmes masculins, on en reparlera... Me voilà donc dans une file, sous le panneau « presse bleue » (voir les épisodes précédents). sauf que ce n'est pas la bonne, un gentil monsieur vient me le dire, et m'envoie vers la file «cannes cinéphile », je doute, donc je suis... Au fil des minutes les journalistes arrivent, plus ou moins bien informés, et donc plus ou moins dans la bonne file. Je tente d'en prévenir quelques uns, et me plonge dans une conversation avec mon voisin, qui m'explique qu'il fait bon nombre de fêtes, et que donc les projections du matin à 8h30, très peu pour lui. « Il est bien le Desplechin? ». S'ensuit une discussion, plus ou moins animée, essayez donc de lancer un de ces thèmes dans une foule de critiques, vous comprendrez.

Les minutes passent, et bientôt il est 19h20... (pour une projection à 19h30)

Hourra, les roses sont passés, nous, pauvre bleus, allons peut-être pouvoir entrer. Et là c'est le drame, que dis-je le drame, l'émeute... Les journalistes bleus de la mauvaise file se rendent vite compte qu'on leur a menti: ils ne sont pas dans la bonne file. Les voilà donc qui tentent de rejoindre celle qui avance, sous les sifflets de ceux qui sont derrière, mais sur la bonne file... Et une fois entrés ce n'est pas fini, dans les escaliers on court, dans les couloirs aussi, et après on se bat presque pour les places, y compris celles sur les marches!

Dingue quand même ce que le cinéma peut faire à des gens apparemment raisonnables!

Voilà pour ce matin, je reviens dans l'après-midi avec les échos de la conférence de presse du Woody Allen... Et mes impressions sur le film, promis!



Commentaires

1. Le dimanche 18 mai 2008 à 20:02, par rex(le sudiste)

ne t'inquiete pas on va t'offrir une batte de baseball pour que tu puisse avoir ta place

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