31 octobre 2008

« Quantum of solace » : c'est si Bond !

En voilà encore un qu'il va falloir apprendre à prononcer.. C'est qu'il ne faut pas passer outre les nouvelles aventures de l'élégant Bond, qui va donc amènent donc leur « part de consolation »...

quantumofsolaceaffiche.jpgLa rupture est consommée. En 2006, la saga James Bond avait pris une nouvelle route avec Casino Royale, le changement de cap se confirme avec ce Quantum of Solace.

Casino Royale nous contait un Bond débutant, venant tout juste d'obtenir le fameux « 00 », le permis de tuer. L'homme, bloc de violence, était impitoyable, et profondément fidèle à « M » et à la couronne britannique. Quitte à faire fi des règles diplomatiques de base, il accomplit son travail... C'est quand il tue un grand méchant au cœur d'une ambassade que M se fâche, et l'envoie se calmer aux Bahamas. C'est mal le connaître, il continue son enquête sur la piste d'un financier du crime : Le Chiffre. Entre attentats, partie de poker, Bond met un sérieux coup d'arrêt aux projets du Chiffre... Mais très vite un autre projet l'obnubile, au doux nom de Vesper Lynd. La jeune femme l'intrigue, l'obsède. Elle joue un double jeu, c'est certain, mais leurs sentiments sont forts. Du moins jusqu'à ce que des grands méchants (décidément...) la tuent. Bond est à la fois anéanti, et complètement boosté par une soif de vengeance inextinguible.

C'est dans cet état qu'on le retrouve dans Quantum of Solace, dont l'action est située une heure après la fin du dernier volet. Vesper en tête, Bond cherche à démanteler l'organisation derrière toute cette histoire. Tout en se demandant quel jeu la demoiselle pouvait bien jouer. Le fin mot de l'histoire, c'est qu'au dessus de tout se trouve une organisation, le Quantum, infiltrée jusque dans les rangs du MI6. Pivot de ce Quantum, Dominic Greene, fin financier et manipulateur. Mais pendant qu'il lutte contre les méchants, Bond devra aussi se retrouver lui-même, aller au delà de sa soif de vengeance pour trouver le réconfort, la consolation... Ce n'est plus un bloc de violence que ce James Bond, interprété par Daniel Craig, c'est un bloc de douleur, de vengeance froide, implacable.

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La vengeance dans la peau

Dans la droite lignée de Casino Royale, ce James là n'a rien de classe, d'ironique, ni de drôle. Il est « moderne », donc il se fait mal, n'a pas de gadgets pour s'en sortir, et pas le temps de faire de l'humour. Ou si peu.
Dès le pré-générique le ton est donné. Une course poursuite en voiture à Sienne, un interrogatoire qui tourne mal, morale : on ne peut se fier à personne. Générique. Et confirmation qu'on est dans une autre ère « bondienne ». Pas de barillet dans lequel James tire, pas de silhouettes de demoiselles... Du moins pendant un certain temps. Les fans de Bond avaient émis leurs critiques (souvent cinglantes) pour le dernier volet, elles ont été, un peu, entendues.

Ainsi Daniel Craig, jugé trop blond, passe au châtain clair. Il a aussi changé de styliste pour ses costards, qu'il porte nettement mieux. Ça pourrait paraître anecdotique. Ça ne l'est pas tant que ça, tellement le film tient sur ses épaules musclées. On avait aussi reproché à Casino Royale son manque d'humour, ce volet se corrige, même si cela reste un point faible de Daniel Craig, qui n'a pas l'œil pétillant de Sean Connery. Sans oublier un côté très propret, qui éclipse les scènes "hot", coutumières de la saga...

Finalement, on retrouve un peu du Bond qui a fait le succès d'une saga en 22 épisodes ( 25 si on compte les « non-autorisés »).
Mais cela s'arrête là. Toujours pas de gadgets, un peu de Ford tout de même alors que l'agent conduit traditionnellement une Aston Martin. Et puis, surtout, un scénario qui mêle pétrole, eau, et finance internationale. Anachronique, certes, si l'on considère que tout cela se passe au début de la carrière de Bond, donc avant l'apparition du Dr No, en 1963...

Notons au passage que le méchant de service, Dominic Greene, est joué par un français, Mathieu Amalric. Certes pas mauvais, mais loin de ses meilleures interprétations. Il faut dire qu'en général la psychologie des personnages passe à la trappe... Peu importe pour une saga qui veut avant-tout s'attirer les faveurs du box-office. Mais James Bond, sans le côté « Bond », cela donne un film d'action plutôt réussi mais banal, du type La vengeance dans la peau. C'est aussi pour ça que certains l'aimeront.

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Commentaires

Tu regardes un James Bond et ce qui te choque c'est que les scènes hot ne sont pas assez hard ... C'est pas du Dorcel TV hein. :)

Et vive les James Bond sans les tonnes de gadgets pourris ! Kikoo la voiture invisible, la poursuite en planche à voile qui va plus vite que la lumière ... Les derniers Bond pré-Craig partaient vraiment trop en cacahuètes.

Vive le bourrin élevé au grain, 100% naturel, sans arômes artificiels. :)

Écrit par : Ian | 01 novembre 2008

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