31 octobre 2008

« Quantum of solace » : c'est si Bond !

En voilà encore un qu'il va falloir apprendre à prononcer.. C'est qu'il ne faut pas passer outre les nouvelles aventures de l'élégant Bond, qui va donc amènent donc leur « part de consolation »...

quantumofsolaceaffiche.jpgLa rupture est consommée. En 2006, la saga James Bond avait pris une nouvelle route avec Casino Royale, le changement de cap se confirme avec ce Quantum of Solace.

Casino Royale nous contait un Bond débutant, venant tout juste d'obtenir le fameux « 00 », le permis de tuer. L'homme, bloc de violence, était impitoyable, et profondément fidèle à « M » et à la couronne britannique. Quitte à faire fi des règles diplomatiques de base, il accomplit son travail... C'est quand il tue un grand méchant au cœur d'une ambassade que M se fâche, et l'envoie se calmer aux Bahamas. C'est mal le connaître, il continue son enquête sur la piste d'un financier du crime : Le Chiffre. Entre attentats, partie de poker, Bond met un sérieux coup d'arrêt aux projets du Chiffre... Mais très vite un autre projet l'obnubile, au doux nom de Vesper Lynd. La jeune femme l'intrigue, l'obsède. Elle joue un double jeu, c'est certain, mais leurs sentiments sont forts. Du moins jusqu'à ce que des grands méchants (décidément...) la tuent. Bond est à la fois anéanti, et complètement boosté par une soif de vengeance inextinguible.

C'est dans cet état qu'on le retrouve dans Quantum of Solace, dont l'action est située une heure après la fin du dernier volet. Vesper en tête, Bond cherche à démanteler l'organisation derrière toute cette histoire. Tout en se demandant quel jeu la demoiselle pouvait bien jouer. Le fin mot de l'histoire, c'est qu'au dessus de tout se trouve une organisation, le Quantum, infiltrée jusque dans les rangs du MI6. Pivot de ce Quantum, Dominic Greene, fin financier et manipulateur. Mais pendant qu'il lutte contre les méchants, Bond devra aussi se retrouver lui-même, aller au delà de sa soif de vengeance pour trouver le réconfort, la consolation... Ce n'est plus un bloc de violence que ce James Bond, interprété par Daniel Craig, c'est un bloc de douleur, de vengeance froide, implacable.

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La vengeance dans la peau

Dans la droite lignée de Casino Royale, ce James là n'a rien de classe, d'ironique, ni de drôle. Il est « moderne », donc il se fait mal, n'a pas de gadgets pour s'en sortir, et pas le temps de faire de l'humour. Ou si peu.
Dès le pré-générique le ton est donné. Une course poursuite en voiture à Sienne, un interrogatoire qui tourne mal, morale : on ne peut se fier à personne. Générique. Et confirmation qu'on est dans une autre ère « bondienne ». Pas de barillet dans lequel James tire, pas de silhouettes de demoiselles... Du moins pendant un certain temps. Les fans de Bond avaient émis leurs critiques (souvent cinglantes) pour le dernier volet, elles ont été, un peu, entendues.

Ainsi Daniel Craig, jugé trop blond, passe au châtain clair. Il a aussi changé de styliste pour ses costards, qu'il porte nettement mieux. Ça pourrait paraître anecdotique. Ça ne l'est pas tant que ça, tellement le film tient sur ses épaules musclées. On avait aussi reproché à Casino Royale son manque d'humour, ce volet se corrige, même si cela reste un point faible de Daniel Craig, qui n'a pas l'œil pétillant de Sean Connery. Sans oublier un côté très propret, qui éclipse les scènes "hot", coutumières de la saga...

Finalement, on retrouve un peu du Bond qui a fait le succès d'une saga en 22 épisodes ( 25 si on compte les « non-autorisés »).
Mais cela s'arrête là. Toujours pas de gadgets, un peu de Ford tout de même alors que l'agent conduit traditionnellement une Aston Martin. Et puis, surtout, un scénario qui mêle pétrole, eau, et finance internationale. Anachronique, certes, si l'on considère que tout cela se passe au début de la carrière de Bond, donc avant l'apparition du Dr No, en 1963...

Notons au passage que le méchant de service, Dominic Greene, est joué par un français, Mathieu Amalric. Certes pas mauvais, mais loin de ses meilleures interprétations. Il faut dire qu'en général la psychologie des personnages passe à la trappe... Peu importe pour une saga qui veut avant-tout s'attirer les faveurs du box-office. Mais James Bond, sans le côté « Bond », cela donne un film d'action plutôt réussi mais banal, du type La vengeance dans la peau. C'est aussi pour ça que certains l'aimeront.

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22 octobre 2008

Interview de Vincent Cassel pour Mesrine

mersine1.jpgVous aviez refusé la première version du scénario car elle représentait Mesrine comme un héros...
Avant de me retirer du projet (alors mené par Barbet Schroeder), il y a eu plusieurs versions déjà. C’était la direction intrinsèque du projet qui, selon moi, allait dans le mauvais sens. Aujourd’hui, vu que les choses sont comme elles sont, je suis vraiment ravi d’avoir eu ce bras de fer avec Thomas Langman (producteur à l'origine du projet), car j’estime que cela aurait été injuste, dommage et même dangereux, de le présenter comme il apparaissait dans les 2 films.

C'est à dire?
C’était les gentils gangsters contre les méchants flics. beaucoup trop simple pour être vrai. et moi, ne serait-ce qu’en lisant le livre qu'a écrit Mesrine, ce qui m’intéressait était l’ambiguïté du personnage. A partir du moment où l’ambiguïté disparaissait, je n’y voyais plus mon intérêt. j’ai tout fait pour récupérer le truc mais il y avait une différence telle de points de vue qu’on est allés au clash. Barbet avait envie d’en faire autre chose, parce qu’il était issu de cette époque là et qu’il en avait gardé une vision idéale. Or, Thomas (Langman,producteur), Jean-François (Richet, réalisateur), Abdel Raouf Dafri(co-scénariste) et moi, on est de la même génération, le fait qu’on ne soit pas issu de cette époque , fait qu’on a plus de recul.

Quand avez vous entendu parler de Mesrine pour la 1ère fois ?
Vers 12-13 ans. Mon frère avait 3 ans de moins. On a grandi dans le 18e arrondissement dont Clignancourt fait partie, et on allait s’entraîner au foot au stade qui est derrière le périphérique; il fallait passer par la porte de Clignancourt.. Mon frère est rentré un soir, m’a dit : "on nous a jetés par terre, on a entendu des coups de feu, il parait qu’ils ont abattu Jacques Mesrine". En fait,mon premier souvenir lié au personnage, c’est sa mort, comme pour 80% des français de mon age.

Quand vous vous êtes plongé dans le personnage, avez-vous eu une boulimie de documentation?
Ce qui est génial avec le cinéma, c’est quand on a un sujet, on a accès à tout ce qu’il y a autour. Le livre ? Mesrine l’avait déjà romancé, donc si on est à la recherche d’une certaine vérité, on ne peut se contenter de ce qu’il a écrit. Il invente, il le dit d’ailleurs dans le film. Mon travail s’est donc fait sur les livres : tout ceux qui l’ont croisé, a un moment donné, ont écrit sur lui. Donc son livre, ceux de ses compagnes, les gens qui lui ont couru apres, les journalistes qui l’ont interviewé, les flics qui faisaient partie de la brigade etc.. Beaucoup de choses se recoupaient et ce sont ces choses la qu’on a utilisé.
Après, il y a pour moi un apport incroyable, ce sont les enregistrement vocaux car il n’y presque pas d’images vidéo de lui. La seule trace organique de lui, c’est sa voix, son débit. Et le fait qu’on ait eu plein de scénarios et de séances de travail, on a pu modeler un truc sans contre-sens sur sa vie. on est toujours dans le personnage.

Comment on se l'approprie en tant qu'acteur?
J'aime beaucoup improviser et j'ai eu la chance de tomber sur un réalisateur, Jean-François, qui m’a laissé cet espace là. Mon réflexe quotidien, c’était de déchirer la page de scénario du jour en m'énervant: "mais c’est n’importe quoi, j’y arriverai jamais"… Et à partir de là, on réinventait quelque chose à partir de la base qu’il m’avait proposé mais qui contenait beaucoup de moi. Quand on est dans le personnage comme je l’étais, on peut pas être a cote de la plaque. Du coup, il y a beaucoup de phrases dans le film, qui n’étaient pas écrites et qu’on aurait eu du mal a écrire avant, et qui sont sorties en impro, et dont je suis assez fier.

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N'avez vous jamais eu besoin de vous recadrer sur le tournage?
Une fois ! quand je me suis arrêté une semaine pour faire la promo des « promesses de l’ombre » au festival de Toronto, ma seule coupure de tout le tournage. Au retour, j’ai eu un moment de panique absolu. tant qu’on est dedans on réfléchit pas, et c’est très bien, on ressent et on trouve des solutions toutes les 5 minutes. Le processus organique, c’est ça. Par contre, après un temps d’arrêt, on perd confiance, j’ai flippé, j’en ai parlé à Jean-François, que j’ai fait flipper a mon tour : "on a fait n’importe quoi depuis le début, faut qu’on trouve une solution de repli, faut qu’on revoie tous les rushes et qu’on corrige des trucs"… Et finalement, c’est très bien d’avoir flippé et de l’avoir fait flipper. Du coup il s’est vraiment retapé tous les rushes et m’a dit, "ça va"... Mais ça a quand même servi de boosteur. Chaque scène, chaque jour, était déterminante. Il n’y avait pas de petites scène.


(on lui sert du rouge)

Et maintenant vous mangez et buvez normalement, il n’y a plus de regime ?
Ce régime pour prendre 20 kilos, ça a été mon drame, c'était terrible parce que j’adore manger. Non pas que je bouffe jusqu'à la boulimie, mais c’est pour moi un moment très important de la journée. Un vrai moment de communion avec les gens. j’aime manger. et là, tout d’un coup, comme c’était devenu un travail et je me relevais tous les matins en gerbant parce que j’avais les dents du fond qui baignaient en permanence et surtout le soir en me couchant, ça m’a ruiné le plaisir. Honnêtement, j’ai bien mis huit mois pour retrouver ce plaisir. Des que j’ai arrêté de m’empiffrer pour maigrir, selon besoin du tournage, j’ai vraiment relâché et fait n’importe quoi, j’ai sauté des repas, plus rien a foutre. Et le naturel est revenu !

Qu’apprehendiez vous le plus dans ce tournage ?
Le ridicule ! Même si le ridicule ne tue pas l’acteur, il doit continuellement flirter avec pour faire des choses intéressantes. moi, j’envisage toujours ça comme un tour de prestidigitation : il y a le vrai et il y a le faux. évidemment que le vrai Mesrine ne ressemble pas à mon faux, je ne me fais pas d’illusions là dessus, d’ailleurs je n’ai jamais essayé de l’imiter. Par contre je dois proposer quelque chose de suffisamment loin de moi et suffisamment proche de lui pour que les gens aient envie d’y croire. j’ai entendu des gens dire « c’est incroyable ce que vous lui ressemblez » alors que pas du tout. Mettez nos deux photos côte à côte, le faux se casse immédiatement la gueule. le cinéma c’est quelque chose de fragile de ce point de vue.

Le fait de faire jouer Mesrine par un « beau gosse » n’est-il pas dangereux ?
Ca nous amène a la question clef : qu’est ce qui fascine chez Mesrine ? La vraie réponse c'est : sa mort. C’est sa mort qui l’a installé dans le panthéon des mythes. Beaucoup ne connaissent de lui que sa mort. le reste, ils s’en foutent. Ça a installé une espèce d’image de révolutionnaire un peu surfaite et floue. Si, un combat pour moi reste vrai : contre les QHS, quartiers haute sécurité. C'est un combat qui lui tenait vraiment à cœur pour la bonne raison qu’il en a tellement chié qu’il voulait leur faire payer. Le reste, je crois que c’était principalement des chevaux de bataille qu’il se construisait en route pour justifier son choix de vie. En ce sens, c’est pas très louable. Mais lui aussi avait envie de reconnaissance : sous couvert de révolution et d’anarchie, il voulait déposer quelque chose de lui qui resterait, et on peut dire qu’il a vraiment réussi. la preuve, on a fait deux films sur sa vie.

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Le film, et votre interprétation, évitent, parfois maladroitement, d'excuser...
C’est une question de nature. Le film ne lui trouve pas des excuses mais tend à trouver un acte fondateur à son personnage dans la guerre d’Algerie et qu’il y a des raisons qui le confortent dans ce qu’il a décidé d’être. Mais moi je crois qu’à la base, il y a une nature agressive : Dans la vie, dans une même famille, deux frères grandissent ensemble élevés pareils , l’un devient puma l’autre chèvre. lui avait une nature de puma. Et sa relation au père. il y a par exemple une étude qui dit que les enfants des perdants de 39-45 ont en grande partie devancé l’appel pour l’Algerie. il y avait un honneur a la clé, qu’importe que l’ennemi soit différent.

Vous ne vouliez pas d’un Mesrine héroïque et charmeur…
Héroïque non, mais charmeur certainement. c’était un embobineur de première. ça faisait partie de sa gamme. Il fallait au contraire jouer là dessus, dans sa manière de rouler les nanas dans la farine, principalement la première, qui n’avait rien a voir avec le milieu. Moi j’avais un but inavoué dont je me suis rendu compte après : j’étais le premier a faire en sorte que ses parts d’ombre soient vraiment là, que quand il doit être sale et repoussant, je suis sale et repoussant à l’écran et dans le scénario. Quand il doit être impardonnable, je dois être impardonnable. en même temps, je voulais qu’on ne fasse rien pour le rendre sympathique, parce qu’il n’y a rien d’héroïque à braquer et terroriser les gens, mais je voulais qu’a la fin du film les gens aient de la sympathie pour lui, et se sentent un peu coupables de ça. Que le public soit complice malgré lui.


Avez vous besoin de comprendre un personnage pour le jouer ?
Ca m’intéresse de le comprendre mais ce n'est pas essentiel. on peut très bien ne pas le comprendre et très bien le jouer quand même. On est acteur. c’est Michel Simon qui disait souvent à propos de ceux qui se prenaient un peu trop la tête : "ouh la la encore un acteur intelligent !"

Pourquoi vous vouliez tellement le jouer, ce Mesrine ?
Je n’avais pas de fascination pour lui à la base. D’ailleurs toujours pas, aujourd’hui. j’ai simplement vu un sujet réellement porteur. un personnage populaire, plein de paradoxe, encore si fortement présent dans l’inconscient collectif, qui a une vie de barjo.. c’était un role à ne pas rater. C’est en ce sens la que je me suis accroché et que je suis revenu a la charge. Il y a quand même un moment ou j’ai joué la carte du « je me casse, démerdez-vous ». Il aurait très bien pu me filer sous le nez. Dans mon for intérieur, j’espérais, et une petite voix me disait « t’inquiète pas, ça vaut le coup de la jouer comme ça, au clash », mais j’aurais pu ne pas pouvoir le faire...

Vous aviez aussi failli refuser le Cronenberg... Et Mesrine, deux rôles énormes ?
Je suis toujours le mec qui commence par dire non.

Après un tournage énorme, en budget et en temps, comme celui là, il faut enchaîner ou se reposer?
Moi, je suis partisan du « à quoi ça sert de travailler si on en profite pas ? ». Je suis le roi de « j’me casse ». Donc après le film, je suis parti, loin et longtemps. J'ai profité de ma famille, de mes amis. Ce métier, qui d’ailleurs n’est pas un métier mais une occupation, est très lié au plaisir. Un acteur doit jouer parce qu’il a envie. Moi, à partir du moment où l’envie s’amenuise, je ne vois l’intérêt d’être sur un plateau. J’adore jouer mais si je ne fais que ça, je deviens fou. Et comme je suis quelqu’un d’équilibré, je ne joue pas tout le temps.

L’envie est revenue ?
Ah oui, j'ai fini un autre film entre temps.

Propos recueillis par Fadette Drouard, à Paris, le 14 octobre 2008

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High School Musical 3, interview du casting, y compris Zaaaaaaaaaaaac!

Conférence de presse du 1er octobre, à l'hôtel Bristol, à Paris

hsm3.jpgVanessa Hudgens, Corbin Bleu, Kenny Ortega, Zac Efron, Ashley Tisdale


Passer de la télé au grand écran, ça fait quoi?
Corbin Bleu: Tout est magnifié, sur un écran géant. sur une grande chorégraphie, on ne peut pas se permettre d'avoir une seule personne qui ne soit pas dans le rythme. Et puis au niveau du jeu aussi, si jamais on est dans le sur-jeu, ça se voit tout de suite, il faut être plus subtil.

Vanessa Hudgens: On s'est dit qu'on avait vraiment, encore plus cette fois, la possibilité de créer quelque chose d'énorme. On a des numéros musicaux à grande échelle, comme « I want it all ». On a vraiment pu s'amuser avec tout cela.

Ashley Tisdale: C'est mon premier film sur grand écran, et je suis vraiment fière de nous tous. J'ai l'impression qu'on a enfin eu notre diplôme de cinéma!

Zac Efron: C'était vraiment motivant de faire le film, comme si on se disait qu'on pouvait enfin faire de HSM ce qu'on voulait en faire dès le début.

Combien de temps avez vous travaillé les chorégraphies?
Corbin Bleu: 5 semaines. Pour apprendre, et élaborer, les chorégraphies, et fignoler les numéros musicaux.

Kenny Ortega: En fait avant d'appeler les acteurs, je m'enferme dans une pièce avec le chorégraphe, et nous décidons des numéros. Et puis les acteurs arrivent, et dans le même temps nous conduisons des ateliers, et des répétitions. On a un grand hangar à Salt Lake city, divisé en 4 espaces, et ça bosse comme à l'usine!

pourquoi passer au cinéma aujourd'hui, si ce n'est pour des raisons économiques ?
Kenny Ortega : C'est toujours un plaisir de se retrouver, depuis le temps qu'on bosse ensemble, on est presque une famille. On aime aussi les personnages, et le film nous permet, aussi, d'approfondir les personnage et leur psychologie. Le cinéma nous permet une histoire plus complexe, et plus sophistiquée.

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Comment expliquez vous le succès de HSM?
Zac Efron: Je pense que les thèmes de la saga parlent à tout le monde, dans tout le monde. Et puis être ado c'est être ado, peu importe où on grandit. Le lycée n'est pas une période évidente, et dans HSM... Ben on le chante.

Est-ce vraiment la réalité des ados aux USA?
Kenny Ortega : On n'a jamais dit qu'on faisait un documentaire! On nous demande souvent si, vraiment, le lycée se passe comme ça aux USA.. Mais vous savez, c'est ça la beauté du cinéma, nous on raconte une histoire, dans ce monde coloré qu'on a créé.
J'ai toujours aimé découvrir les cultures d'autres parties du monde, et j'imagine que pour beaucoup c'est pareil, HSM leur donne une possibilité de découvrir le lycée américain.

Y aura t-il un quatrième High School Musical?
Kenny Ortega: On a fait HSM 3 grâce au public, alors s'il y a un quatrième volet, c'est à vous de nous le dire, pas à nous de le décider.

Quels sont vos meilleurs souvenirs des trois tournages?
Vanessa Hudgens : j'ai des très bons souvenirs des trois. Le premier film restera toujours le début d'une aventure énorme. On s'est amusés, et on s'est connus. Mais le troisième restera mémorable, bien sur, parce qu'on est très proches, et que c'est la fin du lycée.

Ashley Tisdale : Je connaissais Vanessa et Zac depuis 2 ans avant de faire le premier film, et c'était comme travailler avec vos meilleurs amis. Le troisième est un peu doux-amer, parce qu'il faut laisser tout cela derrière nous.

Est-ce qu'aller à la Fac fait partie de vos projets d'avenir, comme pour vos personnages?
Zac Efron: Je sais qu'un jour j'irais en fac, ça fait partie de mes plans depuis toujours, mais j'ai été très occupé dernièrement.

Ashley Tisdale : J'aime ce que je fais aujourd'hui, même si je sais qu'un jour j'irais probablement en fac, prendre des cours d'écriture et de littérature. Mais ça c'est ce que j'ai toujours voulu faire.

Corbin Bleu : Dans ce monde, il y a des opportunités, des moments à saisir. Et une fois que le train est parti, vous ne pouvez plus monter à bord. Si vous y êtes et que vous descendez, rien ne garantit que vous pourrez remonter... J'ai été accepté à l'université de Stanford, et j'ai repoussé ma rentrée... Ce qu'on a avec HSM, ça n'arrive qu'une fois dans une vie.

Vanessa Hudgens : je m'amuse énormément en ce moment, en dansant, et chantant... Un jour je sais que j'irais en fac, mais pour l'instant, j'aime ce que je fais.
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Quelles sont vos scènes préférées?
Ashley Tisdale : « i want it all », le numéro musical de Sharpay... On passe de Bop to the top sur une échelle à des changements de costumes et de décors..

Zac Efron : la scènes sur « the boys are back »... Parce qu'il y a longtemps qu'avec Corbin nous voulions faire un numéro. Et puis les parties où n est tous ensemble, parce que c'était des jours très fun, et particulièrement improductifs.

Vous avez tous, ou presque, des carrières musicales... Les continuerez vous?
Ashley Tisdale : j'aime vraiment avoir la possibilité de faire de la musique, parce que c'est quelque chose qui m'appartient, à moi Ashley, et non pas à Sharpay. Je suis en train d'enregistrer mon second album, qui devrait bientôt sortir.

Corbin Bleu : je suis au milieu de l'enregistrement de mon second album. On me demande beaucoup ce que je choisirais entre la musique et le jeu, mais c'est comme de me demander si je préfère respirer ou manger... La scène, le studio, ce sont des moments personnels, alors que la caméra vous permet de plonger dans la vie de quelqu'un d'autre. J('espère pouvoir continuer dans les deux voies.

Vanessa Hudgens : j'aime la musique, et j'ai eu la chance de faire déjà deux albums. C'est une grande partie de ma vie;

Zac Efron : Je pense, c'est la réponse la plus courte que je puisse vous faire, que je préfère le jeu...
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21 octobre 2008

Interview de Marie Gillain et Philippe Muyl pour le film "Magique"

magique3.jpgPourquoi ce titre un brin mystérieux?
Philippe Muyl: Il y a 20 ans Jérôme Savary a créé le Magic Circus, qui ressemble un peu à mon cirque... Et puis j'aime bien le mot, je trouve qu'il sonne bien, et qu'il est graphique à la fois. Et j'avoue que j'aime les titres de films simples.
Il correspond aussi à l'ambiance que je voulais donner à ce film, un mélange de réalisme et de poésie. A l'arrivée c'est la sensation qu'on a une fois le film terminé je crois, il porte bien son nom.

Comment vend-on aux financiers un film comme celui là, entre poésie et onirisme?
PM: je n'ai pas parlé de l'onirisme, parce que c'est un mot un peu flou pour moi. Et puis en tant que spectateur, si on me dit que quelque chose est onirique, ça me fait un peu peur. J'ai parlé de l'histoire, des thèmes, des personnages, et avec le cirque est arrivée cette dimension un peu merveilleuse.
Mais c'est vrai que le chemin a été compliqué pour ce film, sûrement plus ardu que pour un film normalement. L'ambition qu'on avait a rendu sa genèse plus longue... Mais j'ai la mémoire courte, je ne me rappelle que du meilleur. Avec ce film on revient du trou, on a eu de la chance... Et une vraie énergie commune sur le tournage.

magique1.jpgComment avez-vous choisi vos acteurs?
PM: Marie je l'avais en tête dès le début, et je lui ai proposé avant même que le scénario ne soit fini. Cali... je lui ai proposé de faire la musique des chansons que j'avais écrites, ça été une vraie rencontre. Antoine, je le connais depuis longtemps...

Marie, comment on reçoit un scénario comme celui-là, ressent-on déjà le côté "magique" ?
Marie Gillain : La poésie transparaissait dans le scénario. Déjà dans les chansons, on sentait beaucoup d'émotion, on sentait le style du film. Et puis un film c'est un voyage pour tout le mode, un peu comme cette petite troupe, je savais qu'on allait tous se retrouver dans le même bateau.
Le film nous a fait voyager physiquement aussi, on a tourné au Québec... Il y avait un vrai engagement de tous sur le projet, une espèce de grâce même.


le Québec était déjà prévu à l'écriture?
PM: Je n'avais pas écrit pour l'étranger. Mais avec le jeu des co-productions, j'ai dû réinventer le visuel de l'histoire pour que ce soit cohérent. Ca a créé un look complètement différent de la France. Et puis on a pris des acteurs quebecquois. Au final je crois que ça ajoute encore du charme au film.

MG: Ca a été un tournage extraordinaire, j'ai été subjuguée par la beauté du Québec. Pour moi, même si je suis forcément pas objective, je trouve le film encore mieux que le scénario, et c'est plutôt bien parce que l'inverse arrive souvent. Je suis toujours très nostalgique de ce qu'on a vécu. C'est un film rare, un vrai souffle de bonheur et de fraîcheur, il a un vrai style qui ne ressemble à aucun autre. il a une simplicité et une émotion qu'on ne trouve que rarement. c'est un film avec un regard d'enfant qui s'adresse à des adultes.
Quand je l'ai vu je me suis dit: voilà le film que je rêvais de voir petite...
Et avec Cali on en reparlait il y a peu, et on a tous les deux cette nostalgie, cette envie d'y être encore..

PM: Moi je vis avec ce film depuis 4 ans, on l'a fait comme des enfants...

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