01 décembre 2008

Rêvons un peu...

Rhoooo... Ce que je vais faire n'est pas bien du tout! Non, c'est vrai, vous parler d'un film qui ne sortira que dans presque un mois n'est pas charitable... Mais je vais le faire quand même!

C'est qu'il est parfois difficile de maîtriser son enthousiasme, les doigts démangent... Il faut écrire!!!

J'ai donc vu ce matin mon coup de cœur de l'hiver... Un des films que j'attendais le plus: Australia.
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C'est une œuvre de Baz Luhrman, et oui, le réalisateur de Moulin Rouge, Ballroom Dancing et Roméo&Juliette. La fameuse "trilogie du rideau rouge".
Une trilogie hyper réussie, baroque (selon ceux qui aiment) voire kitsch (pour ceux qui n'adhèrent pas). A chaque fois, un uppercut esthétique. Mise en scène flamboyante, musique impeccable, à la limite du grandiloquent, sans y tomber. Des acteurs remarquables (de Leonardo di Caprio à Nicole Kidman, sa dernière muse en date), des histoires parfaites...

Eh oui, j'avoue, je suis fan. Luhrman, le meilleur d'un cinéma qui aime être parfait.

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Et hop, rebelotte avec Australia.
Une fresque épique d'amour fou, qui ferait repasser même la plus endurcie et cynique des critiques en mode midinette (et en plus, j'assume!).


Une fresque épique donc, sur les temps de colonisation de l'Australie, au détriment des aborigènes, bien entendu. L'histoire se concentre donc sur Lady Ashley, very british, qui se retrouve avec une ferme au fin fond du territoire du Nord, alors que ce qu'elle avait fait de plus dangereux jusque là c'était servir un thé un peu trop chaud. Face à elle, un vrai méchant, Carney, qui voudrait le monopole du commerce du bétail, et son homme de main, le très louche Neil Fletcher. A ses côtés le héros un rien rustre, mais c'est parce qu'il est blessé, le beau Drover (bah oui, le plaisir des yeux compte aussi) meilleur cow-boy de la plaine.
S'ajoute aussi à l'histoire Nullah, jeune garçon magicien, métis, qui a du mal à trouver sa place dans une société qui pratique sa propre forme d'apartheid.

Bien sûr vous avez sûrement deviné une partie de l'histoire, mais rassurez-vous, c'est le cas de tout le monde. Ce que l'on attend d'Australia, Australia le donne, avec beaucoup de bonus.

D'abord une mise en scène fluide et élégante, tout est esthétique, même la guerre. Et puis une histoire d'amour fou, contrarié, retrouvé, parfaitement assumée. Sans oublier des acteurs, Nicole Kidman et Hugh Jackman en tête, juste parfaits, beaux, et bons.
Et, cerise sur le beau gâteau à la crème: de l'humour.

2546.jpgCar Baz Luhrman est bien trop intelligent pour nous livrer tout cela sur la base d'un simple premier degré... Clins d'œil, références, et cette forme d'auto-dérision qu'on croyait dévolue aux comédies d'aventures des années 50, il y a tout cela dans Australia. Il y a aussi des éclats de rire, des larmes, des sourires, et enfin un total oubli du monde hors champ...

Australia, ou la preuve par 2h35 (et ce n'est même pas long) que la comédie d'aventure, épique et second-degré, complètement assumée, peut encore nous surprendre, pour le meilleur.

Australia sort le 24 décembre, merci père Noël!


Commentaires

OUI, rêvons beaucoup en plein marasme économique. Je compte aller le voir avant le réveillon et ses goinfreries permises... Fadette, je te souhaite par avance un JOYEUX NOËL et je suis partant pour un footing-kilo-en-trop-après-les-fêtes !

Écrit par : P. Emmanuel | 02 décembre 2008

tu nous mets l'eau à la bouche ! Une petite avant-première en vue ?

Écrit par : Benoit | 02 décembre 2008

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