01 avril 2009

Une bien complexe « Synecdoche, NY »

19074146.jpgSynedoque : métonymie particulière dans laquelle on nomme une partie pour évoquer le tout... Le premier film de Charlie Kauffman, scénariste d' Eternal Sunshine of the Spotless Mind nous apprend le français.



Caden Cotard, metteur en scène de théâtre, est en train de monter une nouvelle pièce. Mais travailler pour un public de petits vieux dans un obscur théâtre d'une banlieue de New York lui paraît bien terne. Sa femme, Adele, l'a quitté pour poursuivre sa carrière de peintre à Berlin, emmenant avec elle leur petite fille, Olive. Madeleine, sa psy, est plus occupée à faire la promo de son nouveau livre qu'à soulager ses angoisses. Sa liaison avec une belle et naïve jeune femme, Hazel, a tourné court. Caden décide alors de tout quitter.

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Aspirant à créer une œuvre d'une intégrité absolue, il rassemble quelques comédiens dans un entrepôt de New York. Et leur donne à vivre sa vie, et celle de son entourage.

Ou la vie de son double et des doubles de son entourage.

Ou des doubles des doubles...

Attention, prévoyez le tube d'aspirine. Kauffman démarre bien, s'appuyant sur un Philip Seymour Hoffman parfait, mais s'enlise ensuite dans une mise en abyme, qui nous plonge dans un abîme de perplexité...

La réflexion s'en trouve sans portée, creuse diront les puristes, et ils n'auront pas tout à fait tort.

Fadette

12:03 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kaufman, synecdoche

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