26 avril 2009

OSS 117, La Totale!

2009-01-06_17-53-51_s6_0393.jpgUne critique, une interview et une vidéo... Que demander de plus autour de OSS 117: Rio ne répond plus?


Et voici une petite compilation autour d'un de nos favoris du moment:

La Vidéo



L'interview:

Association de bienfaiteurs
Michel Hazanavicius à la caméra et Jean Dujardin devant la caméra. Un duo qu'on aime surtout, d'ailleurs, quand ils nous invitent au ciné. Les revoilà au chevet d'OSS 117 : hourra !
PROPOS RECUEILLIS PAR FADETTE DROUARD > fadette.drouard@nordeclair.fr


Quel est le défi majeur d'un nouvel OSS 117 ?
Michel Hazanavicius >> Les gens avaient aimé le premier. L'idée, c'est de ne pas les décevoir, voire de faire mieux dans Rio ne répond plus. On a tous ce préjugé comme quoi les suites sont toujours moins bien que les premiers volets. Mais je pense qu'on peut réussir autrement. Il suffit de faire quelque chose de différent, sans pour autant perdre les gens.

Et pour vous, Jean, quelle a été l'évolution de votre personnage ?
Jean Dujardin >> L'idée était de suivre le scénario qui se place douze ans après le premier. J'étais très fort dans le premier... Là, on le met en 67 : l'époque a changé, le monde a vieilli, mais pas lui. On a aussi changé ses costumes. On l'a mis en chemisette et, d'un coup, c'est beaucoup plus compliqué d'être glamour ! (rires) Dans ce second volet, la référence, c'était plutôt Paul Newman, moins Sean Connery, il est moins bien tenu...

En parlant de Sean Connery, on a parlé d'une apparition..
M.H. >> Sean Connery a passé le casting, mais j'ai refusé ! (rires) Il a vu le DVD, a appelé pour dire que ça l'avait fait beaucoup rire ; et dans le film, le vieux jardinier, c'est lui, bien sûr !

Le film a un humour plutôt caustique et politiquement incorrect... Vous auriez pu faire le même, à l'époque ?
M.H. >> Je pense que c'est plus facile aujourd'hui. C'est un cliché de dire qu'on vit dans une époque plus politiquement correcte qu'avant. Un film, à l'époque où se passe OSS 117 : Rio ne répond plus, ne pourrait pas dire tout ce qu'il dit. Regardez La Valise de Lautner, 1973 : le film s'ouvre par un carton qui est presque d'excuses. Rabbi Jacob a fait polémique à sa sortie. On n'est pas, aujourd'hui, dans une époque politiquement correcte !

Jean, vous aussi allez plus loin avec votre personnage ?
J.D. >> La partition est différente et encore plus drôle à jouer. Le premier film posait le personnage. Là, il n'y a plus la surprise, on peut aller plus loin, un peu plus vite. Mais je n'en ai pas rajouté. Parce que ça voudrait dire que je me regarde jouer. Mon curseur n'était pas plus haut et je faisais confiance à Michel pour me diriger, me dire jusqu'où je pouvais aller. Parce que, quand même, OSS 177 n'est pas que crétin, il est raciste aussi.

Mais il reste malgré tout sympathique. Un tour de force ?
M.H. >> Ce qui le sauve, c'est qu'il n'est pas raciste au sens moderne du terme, mais un reflet de son époque. Il n'est pas personnellement raciste : il ne fait que répéter ce qu'il a entendu. Aujourd'hui, on sait que ce sont des choses inacceptables. Alors, un mec qui dirait la même chose, ce serait insupportable parce qu'à la différence d'Hubert Bonisseur de la Bath, il ne serait pas que le reflet de l'époque.
J.D. >> C'est un bon gars, sa naïveté le sauve... C'est juste un abruti !



LA CRITIQUE

L'intelligence de la crétinerie... Irrésistible !

Il n'y a rien de plus complexe que de faire rire. On s'en doutait, on nous l'avait déjà dit. Et l'expérience l'avait prouvé maintes fois. OSS 117 le démontre allègrement. Prouvant qu'il faut beaucoup d'intelligence pour oser être crétin. On avait laissé Hubert Bonisseur de la Bath, alias OSS 117, à son retour du Caire qui s'était effectivement avéré être un nid d'espions. Le revoilà douze ans plus tard pour une nouvelle mission. Il doit récupérer un microfilm grandement compromettant pour l'État français qui se trouve entre les mains d'un nazi exilé au Brésil. Pour cette mission, il est accompagné de la séduisante Dolorès, agent des services secrets israéliens. Pour le meilleur... Et surtout pour le pire ! Il y a peu de comédies qui réunissent public et critique. OSS 117 fait partie de ces oiseaux rares. Le premier était une surprise. On se demandait anxieusement si Michel Hazanavicius, réalisateur, parviendrait à renouveler l'exploit d'une comédie élégante, irrévérencieuse, drôle et intelligente. Eh bien oui, il l'a fait. Ou plutôt ils l'ont fait. Car OSS 117 ne pourrait exister sans son interprète, Jean Dujardin. L'acteur semble tellement s'amuser à jouer les crétins magnifiques que son plaisir est communicatif. Et dans son interprétation, comme dans les dialogues, comme dans la réalisation ou les décors, tout est pensé, réfléchi et fait mouche. C'est d'une drôlerie extrême, avec un côté politiquement incorrect qui fait office de bouée de sauvetage face aux comédies mièvres et bien pensantes qu'on nous sert de plus en plus souvent. Ouf, on respire, et on retourne le voir, c'est « trop bon » ! F.D.

17:59 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dujardin, oss 117, vidéo

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