13 mai 2009

Cannes, jour 1, l'aventure c'est l'aventure...

visuel2_white 121x68.jpgMercredi 13 mai. Ouverture officielle du festival? 19h. Avec une montée des marches qui promet d'être très glamour. Ouverture officieuse? 9h, avec les portes du palais des festivals.


Devant les portes? Des journalistes... De toute façon Cannes semble s'être peuplée en deux jours de journalistes, et autres professionnels de la profession. C'est que les badges, sésames plus précieux que le précieux de gollum encore, sont indispensables. On en vient à se demander comment on va se sentir, en rentrant, sans un cordon autour du cou 12h sur 24. (oui, la nuit, on a le droit de l'enlever, enfin... Je pense).

Toujours est-il que mon précieux, cette année encore, est bleu...
Pour ceux qui ne suivent pas depuis l'an dernier (pas bien!!!), ça veut dire que les journalistes « blancs » (les stars, les animateurs vedette etc), et les « rose » qu'ils soient « pastillés » ou non me passent devant. Donc il faut faire la queue pour accéder aux salles de projection, toutes trop petites pour accueillir tous ceux qui prétendent y rentrer. Et pour pouvoir avoir une chance de rentrer, quand on est « bleu », on fait la queue, ¾ d'heure avant l'heure de la séance. Tout ça pour voir les privilégiés se pointer la bouche en coeur quelques minutes avant la séance et nous passer devant.
Comme dirait un "collègue bleu", venu d'Inde, « il faut respecter les castes »!

Mais tant pis, après tout, c'est un plaisir d'être là, même si les journées sont longues et bien chargées. Pour le premier jour nous avons eu droit à la grasse matinée (enfin presque): le premier film, Là-haut ou Up pour les anglophones, était projeté à 10h.
C'est lui, si vous avez bien tout suivi vous le savez déjà, qui ouvrira le festival ce soir pour les VIP. Up, un film d'animation en 3D. Signé Pete Docter et donc, Pixar...

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Un film qui recquiert donc des lunettes spéciales (que notre hôtesse nous présente ici..). Et nous a valu un speech du directeur du festival, Mister Thierry Fremaux. Un speech d'ouverture très informel, décontracté, et qui avait pour but, de nous souhaiter un bon festival of course, mais surtout de nous faire tous mettre les lunettes en plastique hideuses requises pour les caméras de télé venues filmer le non-événement...

Mais peu importe, on est là pour voir du cinéma, du bon cinéma, en prises de vues réelles, ou en animation...

Et encore une fois force est de constater que la magie des studios Pixar opère, vite et bien. Ils arrivent d'abord à pousser la 3D au delà d'une simple démonstration technique, comme les précédents films avaient pu le faire. Là, il y a une histoire, celle d'un vieil homme qui décide d'aller en amérique du sud avec sa maison, portée par des ballons à l'hélium, et se retrouve avec un scout à ses basques.

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C'est drôle, c'est rythmé, c'est intelligent et pas moralisateur, et même, dans les 10 premières minutes, ça a réussi à faire taire une salle comble de journalistes, voire à leur tirer une larme. Et c'est, en soi, un exploit ! Sans oublier qu'il est toujours agréable de ressortir d'un film avec un sourire jusqu'aux oreilles! Voilà, une grande bouffée d'oxygène pour plonger dans 10 jours de cinéma!

 

Et histoire de vous donner envie... La bande-annonce est là:

 

 

 

 

Vint ensuite la conférence de presse du jury, très attendue... Pour pas grand chose. On y apprit que les jurés sont là pour voir des films avant tout, les aimer, et pas vraiment les juger (voilà qui promet de belles délibérations). On y apprit aussi qu'une des jurées, Sharmila Tagore III est présidente en Inde d'une commission de « censure », même si elle porte un plus joli nom: le Central Board of Film Certification. Mais là n'est pas la question, a t-elle dit, puisque l'Inde a une culture différente et puis c'est tout.
Intéréssant, non? Il faut dire que ça avait commencé un peu bizarrement cette conférence de presse, avec une non-réponse... Un journaliste a demandé aux jurés si, vu la personnalité d'Isabelle Huppert, ils pourraient quand même tenir tête à la présidente... Réponse? « Deuxième question »...

Y aurait-il de la brouille dans la grande famille du cinéma? Noooooooon

Surtout que ce soir la presse va voir un autre film qui a eu maille à partir avec la censure: Nuit d'ivresse printanière, de Lou Ye. Souvenez vous, le cinéaste chinois, pour avoir projeté son film à Cannes sans autorisation du comité de censure son Palais d'été, avait été frappé d'une interdiction de tournage de 5 ans. C'était en 2006... (le comité de censure avait prétexté une mauvaise copie pour justifier le non-envoi à Cannes)
C'est donc sans autorisation qu'il a tourné cette Nuit d'Ivresse printanière, que je vais m'empresser d'aller voir...

 

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