15 mai 2009

cannes, jour 3: splotch splotch...

19096261.jpgSi, si, je vous assure splotch splotch. C'est le bruit des festivaliers, à 8h, sur le tapis rouge, entre les gouttes d'une pluie qui ressemble plus à un déluge qu'à autre chose, même (je préviens les mauvaises langues), même par rapport à chez nous, dans le Nord!
Une seule solution donc: le cinéma. Ca tombe bien, on avait tous déjà prévu d'y passer la journée!




Et pas une petite journée. voyons donc:
- Bright star de jane campion: 2h
- Politist, adjeciv du roumain Porumboiu: 1h55
- Precious de Lee Daniels: 1h49
- Taking Woodstock: 2h

Eh oui, ça fait beaucoup d'heures passées au cinéma, aïe pauvres petits yeux. Comment ça, je ne fais que me plaindre? Même pas vrai!

Surtout que sur les 4 films cités, 2 étaient dans un panier « plutôt bon » et 1 dans le « waou, trop cool ».

Bright Star, ou l'histoire d'amour contrariée d'un des plus grands poètes romantiques, John Keats, et de Fanny Brawne. Un joli film, même si le top du top dans le genre restera Raisons et Sentiments, adapté par Ang Lee de Jane Austen.

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Tiens, Ang Lee, marrant, c'est aussi celui qui a le « waou » du jour! Avec Taking Woodstock il a ramené le soleil sur la Croisette. L'histoire de Woodstock qui déménage dans un petit village, avec son lot de hippies et de musique... Un vrai plaisir, une bande son énorme, et des acteurs parfaits, avec notamment une Imelda Stauton en pleine forme. C'est drôle, bien fait et intelligent, youpiiiii!!!!

Et franchement, on avait besoin d'un peu de rire après Precious. L'histoire d'une jeune noire d'Harlem vers la fin des années 80. Une « inspirational story » comme disent les américains. Puisque Precious est tout de même une jeune fille de 16 ans, enceinte à l'époque du film de son second enfant... Et il y a pire. C'est bien, bien joué, (avec quelques choses étranges, du genre Mariah Carey en assistante sociale, Lenny Kravitz en infirmier), et c'est plutôt bien mis en scène.

Globalement, une bonne journée donc, même s'il m'a bien fallu tout ce temps là pour me sécher ;)
Et puis, le rythme commence à venir, les zygomatiques se détendent, et même les sourires se font plus nombreux dans les files d'attente... A la guerre comme à la guerre, il faut bien faire « avec »!

Demain, c'est les français qui entrent en compétition, avec Un prophète de Jacques Audiard, écrit par le tourquennois Abel Raouf Dafri.

 

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