23 mai 2009

cannes, jour 10 et 11, un petit tour et puis s'en va...

aie, me voilà encore en retard. J'ai une bonne excuse. C'est un avion... Eh oui, fini le beau ciel bleu, les stars, il faut bien que cannes se finisse un jour.


On avait presque pris le rythme, et voilà que ça se termine. La croisette se vide, les journalistes repartent vers leurs rédactions. Le point commun? Un certain soulagement mêlé à de la déception. Difficile de partir quand on a eu l'impression de vivre au coeur du cinéma pendant 10 jours. Mais quand on se dit qu'on va peut-être tenter ces drogues censées pouvoir permettre de tenir sans dormir... Il est largement temps de rentrer!

Pas un festivalier qui ne vous dira pas « euh, je suis fatigué » ou un petit « oui » si vous lui demandez si ça va. Pour les autres, à qui on ne demande pas, les valises sous les yeux, et leur air hagard suffit à nous renseigner.

Autant dire que dans ces conditions, on est moins sympa. Pas de chance pour les films de fin de festival, qui n'ont plus qu'à être parfaits, et puis c'est tout.

Ca avait bien commencé, vendredi, avec L'imaginarium du Dr Parnassus, de Terry Gilliam.


Pour savoir tout le bien que j'en pense, je vous laisse relire la note du jour 10... la pre-view..

La seule question qui reste, finalement, c'est « pourquoi n'est-il pas en compétition? ».

Et c'est une question légitime face à d'autres... Vendredi, c'était le jour du nouveau Gaspard Noé. Eternel provocateur, le français présentait Enter the void, ou Soudain le vide. Une balade dans Tokyo, sous hallucinogènes. Choc, trash, porno même, avec des effets spéciaux utilisés presque systématiquement. Long, surtout. 2h40, qui font mal aux migraineux (aïe aïe aïe les passages de lumières vives stromboscopiques), et qui sont tout de même difficilement supportables. A moins, et ce n'est qu'une supposition, qu'on soit en train de « tripper ». Sifflé copieusement, applaudi par les amateurs du genre, ce n'est pas le film scandale qu'on attendait, ça ressemble plus à une provoc sans grande envergure.

Et hop, on passe à Visage, de Tsai Ming Lang. Le premier film d'une série de commandes du musée du Louvre. Un hommage du réalisateur à Truffaut, au cinéma français, et ... bon, honnêtement, j'ai pas tout compris! C'est que rien n'est expliqué, que les scènes se succèdent sans grande cohérence. C'est très sensuel, un vrai travail de la matière, mais... Ca ne suffit pas à tenir sur les presque deux heures du film. C'est finalement très long!

Et hop, passage à la Carte des sons de Tokyo d'Isabel Coixet. Donc, Tokyo inspire les cinéastes.. Voilà une espagnole qui y délocalise Sergi Lopez, amoureux d'une japonaise qui vient de se suicider, et tombeur de la tueuse à gages que le père de la jeune femme morte lui a envoyé. Un film qui commence de façon intéressante, avec une déconstruction du son, mais qui se perd complètement, jusqu'à n'être qu'inintéressant et un poil ridicule...

Et voilà qui finit la liste des 20 films en sélection.. Il ne me restait plus qu'à rentrer...
Et j'avoue que le retour n'est pas forcément évident, vu le temps, et le manque... Ben oui, 3 films par jour, 2 conférences de presse, 6 ou 7 cafés, 3 articles à écrire.. On finit par s'habituer, il va falloir que je me désintoxique (de quoi, je vous laisse deviner...)

Et demain... dimanche... palmarès.. On fait déjà les pronostics?

Commentaires

Dur dur de faire des pronostics quand on a pas vu les films....!!!!
A première vue jdirais comme vous, pas pr fayotter mais juste pcq j'aime Pedro... Dc palme d'or pour Almodovar.. Le reste????
Mais à lire les autres critiques c'est pas le favori....

Écrit par : nini | 24 mai 2009

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