16 mai 2012

Des paradoxes temporels du Festival de Cannes

IMG_2821.jpgJ'avoue, je triche. Mon jour J de Cannes, en fait c'est mon J+1.


Je m'explique. En réalité les journalistes à Cannes vivent dans des temps parallèles, pas vraiment dans le présent, pas vraiment dans le futur, avec un pied dans le passé.

Donc aujourd'hui, mercredi 16 mai, mon festival a en fait commencé hier. Trajet, récupération de l'appart (un 2 pièce où nous squattons à 6, il faudra que je vous en parle!) et de l'accréditation.
Avec toujours le même petit battement de cœur quand enfin on tient le badge. Et qu'il est rose ! Cette année encore je fais partie de l'aristocratie des journalistes, de ceux qui peuvent se permettre de se pointer 15 minutes avant le début des projections tout en étant sûr de pouvoir entrer dans la salle, pendant que ceux qui étaient là 1h avant nous regardent passer.

Donc badge.

Puis petite pizza entre amis de la PQR. La presse quotidienne régionale, dont les journalistes cinéma se retrouvent souvent ensemble à Paris.. Ou à Cannes. Une joyeuse « colo », avant que les hostilités ne commencent.

Et puisque ce mercredi les hostilités, à savoir la projection presse du film d'ouverture, Moonrise Kingdom, ne commençaient qu'à 11h... Cela me laissait tout le temps d'aller jusqu'au palais Miramar pour un « extra ». A savoir, la présentation par son équipe de voix des 5 légendes, nouveau film d'animation de Dreamworks, qui sortira en novembre. 20 minutes d'images pas toujours finies, mais franchement enthousiasmantes, qui promettent.

IMG_2823.jpgArrivée ensuite sur scène de Chris Pine, Isla Fisher et Alex Baldwin, qui s'est révélé un véritable « entertainer », prenant le micro pour vanner ses collègues, conter des anecdotes. Une promo rodée à l'américaine...
Même quand j'ai failli lui mettre un grand coup d'épaule en le dépassant sur la Croisette (oui, bon, je marchais vite et sans vraiment regarder où j'allais), il ne s'est pas départi de son sourire, pro jusqu'au bout des ongles !
Ce n'est pas le seul que j'ai croisé sur la Croisette, puisque devant le Carlton le général Aladeen se faisait tirer le portrait. Le personnage campé par Sacha Baron Cohen (Borat, Brüno) était en promo pour son nouveau film, à venir le 30 juin : The Dictator. Perché sur son dromadaire, il n'était pas super à l'aise, et a bien failli chuter, devant l'oeil goguenard des photographes. Oui, parce qu'à Cannes, il y a des photographes. Partout. En grappes. En groupes. Un drôle de métier, je vous le dis. IMG_2826.JPG

Et après ? Après ce fut plus calme, dans les couloirs du palais, entre la projection du très poétique et très « n 'importe quoi » Moonrise Kingdom, la conférence de presse tout aussi « n'importe quoi » des acteurs... Et celle du jury, où clairement le président s'ennuyait. Après ? Boulot, écriture... Et la mise en place d'une page facebook pour retrouver toutes mes bétises, des tweets aux articles, en passant par ces billets de blog. Oui, j'exagère, mais c'est pour mieux vous raconter, mes enfants !

Commentaires

continue, j'ai vu aussi le chameau, le président, on en parle!

Écrit par : aussi haelewyn | 18 mai 2012

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