17 mai 2012

Cannes, un jeudi comme les autres?

Et bim, bam, boum, Audiard

 



Parce qu'il est des français qu'il fait bon voir !

 

Je sais, ne mentez pas, que la plupart d'entre vous filent dans la direction opposée quand on leur parle d'un film français. Le cinéma « d'auteur », ça fait peur. Il ne faut pas. Facile à dire je sais, mais je le prouve en vous envoyant voir le nouveau film de Jacques Audiard avec Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts, De rouille et d'os.

 

Ce matin à 8h30, la salle était comble pour la projection presse, les festivaliers se souvenant probablement du choc Un prophète.

Et alors ?

Ben re-belotte. Audiard scotche au siège, impressionne. Avec son film impeccablement écrit, il nous touche, nous tord et nous emmène dans un voyage au delà des images.

Parce que, excusez moi du name-dropping, mais oui, le cinéma, comme le confiait Francis Ford Coppola lors de notre dernier entretien, c'est le temps de « suspension of disbelief ». Autrement dit, et dit en français : le temps de laisser à l'entrée son incrédulité, de se laisser embarquer par la magie des images. Alors ce n'est pas la rencontre entre une dresseuse d'orques amputée et un boxeur des rues buté qui va détonner... Mais peut-être bien étonner, et tant mieux.

 

 

Toujours est-il que parfois, il est des films dont il est un peu difficile de sortir pour en voir d'autres, qu'il s'agisse d'un chinois, d'un Apichatpond Weerasethakul (oui, il ne rentre, comme son nom, dans aucune catégorie)... Même les fêtes cannoises n'attirent pas tant que ça, avec leur public qu'on croirait sorti d'une page de mode et leurs feux d'artifice qui font trembler les murs de la ville. Mais ça, c'est encore une autre histoire...

A demain !

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