20 octobre 2012

Deux Gaulois atout rire de la Reine...

Le nouveau volet des aventures cinématographiques des deux Gaulois débarque cette semaine sur les écrans pour le plus grand bonheur de tous. Un « Astérix et Obélix au service de Sa Majesté » plutôt réussi.


Vincent Lacoste, Guillaume Gallienne, Edouard Baer et Gérard Depardieu se baladent en Britannia... Pour notre plus grand plaisir.


En 50 avant Jésus-Christ. César est en pleine ascension. Dans son envie d'exporter la civilisation romaine, la seule qui vaille à ses yeux, il décide de conquérir. Ça, c'est le mot poli. Pour ceux qui sont de l'autre côté des lances, on dit « invasion ». Les derniers à avoir tapé dans l'oeil de l'empereur ? Les Bretons. De Britannia. Une population pacifique, qui a élevé au rang d'art celui d'être gentilhomme.
La victoire est facile. Rapide et totale. Ou presque. Un petit village semble résister encore et toujours à l'envahisseur. Un petit village rassemblé autour de la Reine des Bretons, Cordelia.

Magique potion pour le thé 
Elle décide alors d'envoyer un appel à l'aide à un autre village qui résiste aussi à l'envahisseur, celui d'Astérix et Obélix, bien sûr. Voilà donc son émissaire, Jolitorax, qui débarque dans le village gaulois, à la recherche d'un peu d'espoir et, si possible, de beaucoup de « magique potion ». Un tonneau lui est confié, sous bonne garde. Celle du duo de gaulois sympathique et râleur, qui emmène pour l'occasion en voyage Goudurix, neveu du chef débarqué de Lutèce pour en « faire un homme ». Bien évidemment, rien ne sera aussi simple que prévu et entre choc des civilisations et des cultures, entre Romains et mercenaires normands, entre amitié et amours naissantes.
On prend les mêmes et on recommence ? Même pas, en fait. La seule constante de tous les « Astérix » au cinéma, c'est Gérard Depardieu. Sa « moitié » étant cette fois jouée par Édouard Baer. Et c'est la première bonne surprise du film. Sous la direction de Laurent Tirard, qui confirme ses dispositions de directeur d'acteur, ils forment un duo en douceur. Moins cartoon, leur jeu gagne en sentiments et le duo en « épaisseur ». Un duo replacé au centre d'un film, qui a pourtant un joli lot de seconds rôles savoureux. On note ainsi un impeccable Guillaume Gallienne en Jolitorax, un Vincent Lacoste archétype de l'ado Goudurix et autres gouvernantes pète-sec jouées par Valérie Lemercier. Sans oublier Catherine Deneuve en Reine flegmatique, Bouli Lanners en Normand ou Fabrice Luchini en César... Un casting dirigé de main de maître, où chacun est au service de l'histoire, et non de lui-même, c'est assez rare pour être noté.

Fidèle adaptation 
Quant à l'histoire, elle est assez simple, un road-trip qui permet de belles disputes, quelques mises au point et des découvertes culturelles.
Bourré de détails et de vannes, le film est aussi solidement ancré dans un univers recréé en tous points. De l'esthétique saturée de couleurs aux effets numériques (en passant par la 3D si vous prenez cette option), tout est pensé pour le plaisir du spectateur, entre rires et divertissement. Même si le sous-texte peut être assez féroce. Des vannes, des petits anachronismes, on est pourtant loin de l'humour « Canal » de la version de Chabat et sûrement plus proche de ce que peut véhiculer la BD d'Uderzo et Goscinny. Une adaptation fidèle, à la drôlerie efficace et aux bons acteurs, voilà qui devrait pourtant réunir toutes les familles autour des deux Gaulois.

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