18 mai 2013

Cannes, le jour où on se souvient...

singin-in-the-rain-1.jpgOn se souvient des jours heureux, ceux où le soleil brillait sur la Croisette. On se souvient alors des jours où on n'était pas forcément dans le plus beau festival de cinéma du monde, en train de voir ce que la production fait de mieux en ce moment, en train de profiter et voir des films... 

Et d'un coup, ça va mieux. Non?


 

Enfin en tous cas, moi, du coup, j'en arrive presque à sourire sous la pluie diluvienne. Peut-être aussi parce que je n'ai pas oublié cette année de glisser mon parapluie dans ma valise. J'avoue... ça aide. 

733879_10151544480569510_718190991_n.jpgJe me souviens bien que je ne vous ai pas raconté la journée d'hier, vendredi donc. C'est qu'enchaîner 4 films et un direct, finalement, ça prend du temps. Au programme un très beau drame Le passé, d'Asghar Farhadi avec Tahar Rahim et Bérénice Béjo, entre autres. Un film étouffant, un rien bavard, qui ne cesse de changer de "sujet" au cours de sa vision. Du style "ah, mais je pensais que c'était x le sujet du film". "Ah non, c'est y?". Dingue. Et je vous assure que ce n'est déjà pas mal, quand on a l'habitude de voir autant de films, que de se faire surprendre. 

Enchainement avec Stop the pounding heart, histoire de religion et de cow-boy dans le Texas profond. Un étrange film entre fiction et documentaire. Joli. 

Troisième film de la journée? Miele. Première réalisation de l'actrice Valeria Golino et une belle réussite autour d'un sujet tabou: qui sont ces gens qui se mettent dans l'illégalité pour offrir à ceux qui le veulent une mort digne... 

Et enfin on termine avec Tel père, tel fils. Un La vie est un long fleuve tranquille japonais, pas vraiment surprenant, mais beau et léché. Les ressorts de scénario ressemblent à Chatilliez, mais sans son acidité... Dommage.

Pas de coup de coeur, jusque là... 

Des coups de stress, des coups de panique, des bonjours en coup de vent, des coups de coude pour entrer dans les salles, pour en sortir parfois. Mais pas de coup de coeur. 

Même pas après le champagne et les bulles sur les plages privées... ;) 

Et aujourd'hui alors? 

Après un réveil en fanfare (oui, je suis blonde, je sais mais le réveil "jour de la semaine" de l'iPhone pourrait savoir que à Cannes il doit marcher même le weekend), direction à 8h30 le Grand Théâtre Lumière. 

la-competition-au-jour-le-jour-arnaud-desplechin-hirokazu-kore-eda-et-rebecca-zlotowski,M110895.jpg

Vous savez, celui au bout des fameuses marches. Détrempées, ajouterais-je. Entre le plan vigipirate et la panique du Grand Journal hier soir (nope, j'y étais pas, j'étais en projection, suivez un peu), les entrées deviennent de plus en plus longues. Donc une fois installée, en route pour une Psychothérapie d'un indien des plaines, version Arnaud Desplechin. Son Jimmy P.? Beau. Certes. Un exercice de maître pour le style d'une psy mise en images. Joué correctement par Benicio del Toro, en indien donc, et Mathieu Amalric, avé l'accent français à couper au couteau. Mais franchement... La moitié de la salle est tombée endormie, l'autre s'est posé la question sans arrêt de la fin de ces rêveries. Décevant de la part d'un cinéaste que j'aimais beaucoup jusque là. 

Plus étonnant et moins pénible, le Grand Central de Rebecca Zlotowski, projeté en Certain Regard. Au programme, une histoire d'amour dans une centrale nucléaire. C'est beau, c'est bien joué par entre autres Tahar Rahim (oui, encore lui, mais on en redemande), Léa Seydoux, Olivier Gourmet et Denis Ménochet. Grand-Central_main.jpg

Et hop, me voilà de retour pour vous écrire tout ça, écrire, écrire et écrire encore. Et filer en projection. Ben, oui, je ne fais que ça. Ce soir? Inside Llewyn Davis des frères Coen, et croyez moi, j'ai déjà hâte! 

Après tout, il fait un parfait temps de cinéma! Même Canal s'en est rendu compte et a annulé son Grand Journal en direct de la Croisette de ce soir, pour le remplacer par une émission à base d'enregistrements, c'est dire si on est petits, dans nos habits du soir, sous le vent et la pluie. 

Ah oui, je précise aussi que je n'ai pas les bijoux Chopard volés. C'est pas moi, je le jure, de toute façon je suis plus Dior joaillerie.

 

 

Le son du jour: bien sûr... Singing in the rain, parce qu'on est à Cannes et qu'on fait ce qu'on aime: on voit des films!

Commentaires

Allez, Fadette, rends les bijoux...

Écrit par : Drouard | 18 mai 2013

Les commentaires sont fermés.