23 mai 2013

Cannes, jour 8 & 9, les gens chelous...

Certes, il manque un jour. Je vous ai manqué? Petit rattrapage en une note et quelques films... C'est que je ne suis plus que l'ombre de moi-même... 382441_371646412956159_750943794_n.jpg


 

Je vous avais donc abandonnés alors que j'allais voir We are what we are, film de genre présenté à la Quinzaine des réalisateurs. J'espérais du mordant... Ce fut saignant. Efficace, parfaitement maîtrisé et mis en scène, avec en prime des acteurs et actrices au top. Une jolie surprise. 

Le temps de rentrer, manger quelques pâtes (oui, il faut des sucres lents si on veut tenir le marathon cannois, je vous assure) et zou, j'étais repartie après quelques heures de sommeil pour une journée... 

Ryan-Gosling-Only-God-Forgives.jpg

 

8h30. Théâtre Lumière bondé. Nous étions tous en place pour voir le nouveau film de Nicolas Winding Refn alias Mister réalisateur de Drive. Et avec encore Ryan Gosling (non, il n'est pas venu). Au programme une heure trente de vengeance sordide dans les bas fonds thaïlandais. C'est glauque, c'est un peu trash par moments, et c'est surtout parfaitement vide. Le film - sorti en France au même moment - aligne les plans stylés, certes, mais en oublie de raconter une histoire dont on ne se foutrait pas comme de notre première chaussette. Autant dire que c'est un film fait pour la critique: pour montrer qu'on sait faire de jolis plans, mais pour le reste...Arg. Première deception du jour. 

Heureusement, j'avais de quoi me rattraper avec l'interview qui m'attendait ensuite, avec donc le réalisateur de We are what we are: Jim Mickle. Un rendez-vous sur la plage de la quinzaine. Oui, pendant Cannes, les plages et lieux de Cannes changent de nom, pour prendre celui des partenaires. Il y a la plage Magnum, la plage orange, la terrazza martini, la villa schweppes... Pas toujours évident de se repérer. 

Bref. Rendez-vous était pris, j'étais à l'heure, ce qui a eu l'air de surprendre les attachés de presse... Et zou, conversation en route. Jim Mickle s'est avéré passionnant, encore humble et heureux d'être là, ce qui, je vous l'assure, n'est pas toujours le cas! Une conversation que vous pourrez retrouver in extenso 252281_371478262972974_1168885752_n.jpgdans le prochain numéro de Bande à part, sur votre tablette préférée. 

C'est après que les choses se sont compliquées. J'ai bien vu le temps changer du coin de l'oeil pendant que je faisais l'interview... Mais au moment où je suis sortie, il ne faisait que pluviner. Loin de la tempête qui s'est mise à souffler ensuite, mâtinée d'orage... Une heure de queue pour le Kechiche sous une pluie drue, ça aurait pu être catastrophique. J'étais bien trempée, mais une bonne âme m'a tout de même prêté un coin de parapluie... Ouf. Et puis trois heures pour un film, figurez-vous que c'est le laps de temps parfait pour sécher! 

Majestic_Cannes_2007.jpgRevenons à nos moutons... Il ne fait encore que pluviner. Ca tombe bien, j'avais rendez-vous dans un endroit couvert: la terrasse du Majestic. Et se rendre dans l'un des palaces de la ville n'est pas chose aisée en temps de festival: il faut montrer patte blanche deux fois! La première en arborant fièrement son badge, qui prouve aux vigiles que vous n'êtes pas une groupie, ou une psychopathe, ou une groupie psychopathe venue harceler les stars logées là. Et puis passer au contrôle de sac. Après? Disons qu'il y a juste un vigile tous les deux mètres pour garder un oeil sur vous... ;) 

 

Et là... il faut que je vous raconte. Je prenais donc un thé avec une amie et tout à coup le jeune homme qui fottait dans son costume et parlait très fort dans son téléphone en se donnant des airs importants s'incruste dans notre conversation, alors que je parle d'un film que j'allais voir... 

- "Vous allez voir quoi?

- La vie d'Adèle, en séance presse

- Ah parce qu'il y a un autre film ce soir, le "schrounjoutchu" (j'imagine qu'il a voulu prononcer un titre en anglais, toujours est-il que je n'ai pas compris. Et pourtant je suis bilingue)

- ok.

- Mais vous êtes journaliste?

- oui... je bosse pour bande à part (et zou, je lui fais une mini promo de 5 secondes, en lui filant le flyer, on ne sait jamais)

- ah c'est super

- ...

- Moi je peux pas vous dire qui je suis

- ...

- Non vraiment c'est chaud, je peux pas le dire

- euh... ok

 

Voilà... Deux choses: il a du être trèèèèèès vexé que je ne fasse pas la curieuse. Et de deux... A votre avis... C'était qui? Non mais sérieusement, ils ne sont pas tous vraiment bizarres les gens du Festival de Cannes?!

 

 

 

 

 

Bon, j'ai aussi vu, entre temps, La vie d'Adèle de Kechiche et le Nebraska de Payne... Et je vous promet de vous en parler demain, le temps de digérer un peu tout ça. J'ai aussi rôti en terrasse, tout de même, on m'a dit de faire le plein de soleil avant de rentrer...

Sur ce je file voir Madds Mikkelsen en costume d'époque, le prix d'interprétation de l'an dernier au 16e siècle... Ca peut être trèèèèèès chouette! michael_kohlhaas.jpg

 

PS: le son du jour? En hommage à l'orage d'hier et à la bonne âme qui m'a évité la peumonie... Du Brassens, bien sûr! 

 

 

Les commentaires sont fermés.